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Aniane l’Authentique.
Histoires d’hier et d’aujourd’hui : diaporama.

DÉCOUVERTE DU VILLAGE

 

Au débouché des gorges de l’Hérault, abritée par les collines avoisinantes, Aniane, située dans une plaine verdoyante, entourée d’un mosaïque de vignes, de jardins et d’oliviers, offre au visiteur la découverte d’un patrimoine bâti exceptionnel.
Des caves vinicoles de grand renom, de nombreuses activités culturelles et artistiques confirment la dynamique et la vitalité grandissante de cette paisible cité.

LA NAISSANCE D’ANIANE

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LA CHAPELLE DES PENITENTS

 

La Chapelle des Pénitents est l’ancienne église paroissiale d’Aniane, l’église Saint-Jean Baptiste, encore appelée Chapelle des Pénitents Blancs. Comme de nombreuses églises, elle porte la marque de plusieurs époques : préromane et romane du XIIème siècle sur ses côtés sud et ouest, fenêtre et rosace gothique et porte d’époque Louis XVI. La majeure partie des voûtes sont d’origine gothique (XIIIème siècle), mais elles ont été restaurées au XVIème siècle, après les guerres de religion. La Chapelle des Pénitents est un lieu magnifique, chargé d’histoire mais toujours ouvert et vivant. La chapelle est un lieu d’exposition permanente et de concerts, qui vous permettra aussi de découvrir le centre historique d’Aniane.

LA HALLE

 

Ancien marché couvert datant du XIXe construit sur l’emplacement de l’ancien cimetière communal. Attenant à la halle, le lavoir construit en 1934.

LES SEPT VISAGES

 

lls se trouvent intercalés entre les fenêtres de la façade de la maison du n° porte Saint-Guilhem. La tradition locale y voit les sept péchés capitaux.

L’HÔTEL DE VILLE

 

Ancien marché couvert, construit en 1780. Les guirlandes enrubannées et les cannelures des consoles qui supportent le balcon sont caractéristiques de l’ornementation de la fin du XVIIIe siècle.

LES VOÛTES DE L’ANCIEN MARCHE aux MOINES

 

La rue du Mazel à Aniane emprunte une artère médiévale qui était, il n’y a pas si longtemps, la plus commerçante de la cité, bordée de boutiques en tous genres. Elle longe ensuite les voûtes de l’ancien  » marché aux Moines » avant de se terminer place de l’Église Saint-Sauveur.

LA STATUE DE LA FONTAINE

 

Cette nymphe en bronze, juchée depuis 1886 sur la fontaine de la place de l’église est  un legs à la commune de M. Mongin fils, propriétaire d’une usine à gaz autrefois implantée à Aniane. Erigée face à l’abbatiale Saint Sauveur, mais lui tournant délibérément le dos pour ne pas exposer à la Vierge sa poitrine dénudée, elle était équipée à l’origine d’un éclairage à gaz, remplacé par un lampadaire électrique, puis ôté. Depuis deux siècles un quart, le temps a fait son œuvre en élargissant la fissure du socle. Devenue menaçante pour elle-même et les passants, la nymphe a été déboulonnée début novembre 2011 pour être restaurée.
Elle a repris sa place peu avant les fêtes de Noël 2011.

L’EGLISE SainT SAUVEUR

 

Il ne reste rien du monastère médiéval dévasté au XVIe siècle. L’église actuelle fut construite par les moines bénédictins de la Congrégation de Saint Maur. Son autel a été consacré en 1683 par le Cardinal de Bonzi. Saint-Sauveur est de style baroque. Les deux volutes (cornes de bouc) qui encadrent la façade évoquent l’église de Jésus à Rome. Elle est structurée par huit colonnes superposées et jumelées qui soutiennent un fronton avec, en son centre un Christ en majesté. Entre les colonnes géminées, se trouvent les statues des apôtres Pierre et Paul, saints patrons du diocèse de Maguelonne puis de Montpellier. L’intérieur de l’église présente une grande unité de style. L’autel de la vierge fut construit au XIXe siècle. A noter, l’imposante de la succession d’arcades supportant une corniche ornée d’une frise de style corinthien, la présence gracieuse d’angelots illustrant les thématiques biblique, le buffet d’orgue du XVIIIe siècle, et, sur la première clé de voûte près du chœur, l’emblème de la congrégation de Saint Maur.

L’ORGUE, témoin de l’esthétique romantique

 

Construit en 1742 par Emmanuel Bossart, facteur d’orgue suisse, cet orgue de salon est acheté en 1761 à une famille de magistrats d’Aix-en-Provence pour équiper l’église abbatiale Saint-Sauveur. Démonté une première fois par le facteur d’orgue Jean-François L’Eprine afin d’étendre sa partie instrumentale – ce qui nécessitera l’agrandissement du buffet dans sa présentation actuelle –, l’orgue fait à nouveau l’objet de travaux d’adjonction puis de restaurations. Mais la Révolution passe par là. Dépossédé de ses cuivres, l’orgue reste longtemps muet. Il faut attendre sa restauration complète en 1866 par Baptiste Puget pour le réentendre. Mais faute d’un entretien rigoureux l’instrument accuse l’usure du temps, jusqu’à ce qu’en 1997, le prêtre en charge de la paroisse et l’association  Saint-Benoît d’Aniane se mobilisent pour le sauver. Après son classement au titre des monuments historiques en 2001, l’orgue est à nouveau restauré par la SARL Simon (Puy-de-Dôme) associée à Jean-Pascal Villard facteur d’orgue dans les Deux-Sèvres. Réceptionné après deux ans d’interventions, il est inauguré en 2008. Pour Vincent Million, organiste titulaire d’Aniane, « il s’agit d’un orgue romantique qui se caractérise par une sonorité extraordinaire parfaitement adaptée à l’église Saint-Sauveur. »
Buffet à deux corps en chêne, de style classique. Un bel équilibre et une grande sobriété dans la décoration se dégagent de l’ensemble.
Plus d’infos : www.centre-diocesain-musique-sacrée34.org

L’ABBAYE

Au bout de la rue Porte de Montpellier, à droite en passant devant l’ancienne Conciergerie, se trouve l’entrée de l’Abbaye d’Aniane. La Révolution de 1789 met un point final à plus d’un millénaire de vie monastique. Vendue comme bien national, l’abbaye est transformée en manufacture puis, de 1845 à 1994, en maison centrale de détention relevant du ministère de la Justice. De l’extérieur, on aperçoit la cour d’honneur dont le bâtiment principal est du XVIIIe et les ailes rajoutées par l’administration pénitentiaire un siècle plus tard. Acquis en 2010 par la Communauté de communes Vallée de l’Hérault, le site fait l’objet d’un projet de valorisation en cours de définition et d’un important programme de fouilles archéologiques. Entreprises en 2011 par l’équipe du Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée du CNRS et de l’Université d’Aix-Marseille, elles ont permis d’importantes découvertes, notamment l’entrée du cloître de l’abbaye médiévale. Ces fouilles se poursuivent en 2014 et mettent à jour de nombreux éléments qui devraient permettre de dimensionner l’intégralité du cloître d’ici la fin de l’année.

ELÉMENTS HISTORIQUES

ENTREZ DANS UNE VALLÉE DE LÉGENDES…

Les fouilles archéologiques de l’ancienne abbaye d’Aniane :

 

Aniane, saint Benoît et les Gorges de l’Hérault – L’un des berceaux du monachisme médiéval occidental, par Laurent Schneider, directeur de recherche au CNRS Aix-Marseille

L’AQUEDUC D’ANIANE

 

Construit fin XIXe, il irrigue la plaine de l’Hérault depuis une prise en amont de St-Guilhem jusqu’à Tressan. Il traverse la petite rivière (le Corbiére) par un aqueduc construit en 1889, long de 294 m. Il fut mis en service en 1897. Le but étant de favoriser l’irrigation des terrains secs et de diversifier les cultures. Le chemin qui longe l’aqueduc est agréable et permet de découvrir d’une façon originale la ville, notamment l’ancien monastère et le quartier des tanneurs.

LA CHAPELLE DE REGAGNAS

 

Datant du XVIIIe siècle, l’édifice a été récemment restauré. Il posséde une belle statue en bois doré de la vierge à l’enfant du XVIIIe utilisée lors des processions traditionnelles. La procession du 8 septembre, commémore les vœux de la population contre les troubles de 1384 et les épidémies de choléra de 1849 et 1854

LA CHAPELLE SAINT-LAURENT

 

Lancée au tout début du XXème siècle, la construction de cette petite chapelle n’a jamais été achevée et elle ne fut donc que très peu utilisée. La mise en place de cette chapelle  devait fêter, plus de 11 siècles après, l’arrivée de Saint Benoît à Aniane, et la chapelle fut donc élevée à l’emplacement présumé de sa première installation dans la ville, tout prêt de la source Saint-Laurent. Le site de la chapelle peut être le départ d’une belle balade ombragée sur les bords du ruisseau. C’est un havre de paix ombragé et toujours frais, parfait pour les loisirs en famille ou un peu de repos..

LE MONUMENT AUX MORTS

 

Le monument est constitué d’un obélisque surmonté d’un visage en douleur, symbolisant les souffrances subies lors de la première guerre mondiale.

Une plaque apposée par l’Alampa (Association laïque des amis des monuments pacifistes de l’Hérault) porte une inscription en occitan : « La guerra qu’on vougut es la guerra a la guerra/ Son morts per nostra terra et per touta la terra », signifiant : « la guerre qu’ils ont voulue est la guerre à la guerre / Sont morts pour notre terre et pour toute la terre ». C’est à dire pour toute l’humanité. Chaque année, l’Alampa organise un rassemblement au mois de novembre avec dépôt de gerbe et minute de silence pour demander la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de la guerre 14-18.

Commandée en février 1923, la réception du monument est effective en juin 1924. C’est une oeuvre de Jacques Louis Robert Villeneuve, sculpteur, né à Bassan le 1er Janvier 1863, élève de Thomas et d’Injalbert. Sa carrière s’est déroulée essentiellement à Paris. Toutefois il garda des liens avec sa région d’origine et y produit un grand nombre d’oeuvres. A Paris, Jacques Villeneuve expose à de nombreux salons dès 1888 et participe à l’Exposition Universelle de 1900, où il travaille en particulier sur le Grand Palais. Il reçoit la médaille de première classe en 1904.

LE PONT DU DIABLE

A 3 kms du village, sur le CD 27, entre Aniane et Saint jean de Fos. Ouvrage roman édifié entre 1025 et 1031 par les moines d’Aniane et de Gellone. Il était destiné à faire communiquer les deux abbayes et faciliter l’accès des pelerins à celle de Saint Guilhem. Une légende entoure cet ouvrage audacieux pour son époque. En 1932, le Pont du diable fut fermé à la circulation et doublé d’un pont neuf. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1935, le Pont du Diable sera classé Monument Historique dans les mois qui viennent, puis inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1999.
En 2010 et 2011, le Pont du Diable, qui a été endommagé au fil du temps par la colonisation progressive des végétaux, les caprices du fleuve Hérault, la mauvaise étanchéité et la désorganisation des maçonneries, a fait l’objet d’importants travaux de restauration, au niveau du tablier et de l’ensemble de ses parements.