HISTOIRE
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| - LA VIE DE SAINT BENOIT D'ANIANE PAR SAINT ARDON, SON DISCIPLE |
| - ANIANE BERCEAU DE LA CONCORDIA REGULARUM PAR L'ASSOCIATION ST BENOIT D'ANIANE |
Quand en 777, St Benoit a choisi les bords sauvages d'un ruisseau pour
implanter son monastère, il appela ce ruisseau "Aniene"
ou petit "Anio", en souvernir de la rivière italienne
"Anio" sur les bords de laquelle St Benoit de Nursie, fondateur
de l'ordre des bénédictins, avait édifié son
monastère.
Telle est l'origine du nom ANIANE
St Benoît
C'est en 750, au moment ou Pépin le Bref devenait Roi des Francs
que naquit Witiza (Le futur St Benoit) au foyer du Comte Aigulfe de Subsention.
Comme c'était l'usage pour les fils de nobles, Witiza reçut
une bonne éducation et fut envoyé au Palais d'Aix la Chapelle
ou il devint l'ami du futur Charlemagne et du Comte Guillaume d'Orange
(Le futur St Guilhem).
En 771, Witiza devint soldat après avoir vécu à la
cour de Charlemagne alors roi des Francs.
Lors de la bataille de Pavis, dans des circonstances dramatiques, il fit
voeu de consacrer sa vie à Dieu.
Il revêtit l'habit de moine à l'Abbaye de St Seine en 774,
et pris le nom de Benoit.
Deux ans plus tard, il décide de revenir dans sa région
d'origine, sur un terrain appartenant à son père. Il construisit,
en compagnie de l'ermite Widmar, un habitat près du Ruisseau Anio
(ou Aniène, Anièsne) à coté de trois sources
: St Rome (Romain), St Laurent et Fons-Sanatis (de la santé).
Si ce lieu était "sauvage" les environs étaient
déjà habités depuis fort longtemps. La villa de Warciago
(Gassac), le Mons Asinarius (Daumas), St Sébastien de Marioles
....Quelques compagnons vinrent se joindrent aux deux ermites et bientôt,
il fallut construire un grand monastère. En aval de la rivière,
une construction existait déjà. Les religieux l'agrandirent.
En 782, l'Empereur Charlemagne aida bientôt Benoit à construire
une abbatiale qui fut dédiée au St Sauveur. Par suite de
donations de royales, Benoit fonde plusieurs commuautés et entreprend
la Grande Réforme de l'Odre des Bénédictins. L'Empereur
lui confia le contrôle de tous les monastères de l'empire.
Charlemagne meurt, Louis Le Pieux lui succède et ce dernier ordonne
à Benoit de quitter Aniane pour l'Abbaye de Marmurster (St Corneille)
où l'Empereur Louis fit construire un Monastère spécial
pour son ami et conseiller Benoit. Il y resta jusqu'au dernires jours.
Il est mort le 11 février 821 au Monastère d'Inda où
il est fort probable qu'il fut enterré.
du moyen-âge au 17ème
siècle
Lors de la construction de l'Abbaye, de nombreux paysans, artisans, maçons,
construisirent leur maison autour du Monastère . La Cité
d'Aniane était née.
A l'époque féodale, le royaume étant morcelé,
la paix instable, pour assurer la sécurité des gens et des
biens, la communauté construit des fortifications. La Cité,
protégée par de solides remparts flanquées de trois
portes : Porte de Montpellier, de St Jean et de St Guilhem.
A la fin du Moyen-Age, la population regroupée autour de l'Abbaye
est essentiellement agricole et artisanale. La Cité enserrée
dans ses remparts comporte des ruelles étroites et sinueuses.
En 1503, une épidémie de peste décime la population.
En 1545, un déchainement de violence s'abat sur les pays. Les édifices
religieux sont pillés et ruinés.
En 1562, c'est la destruction complète de l'Abbaye.
Quand Louis XIV prend le pouvoir, malgré les lourdes impositions
"imposées", Aniane se transforme.
De nouvelles rues et les batiments baroques que l'on peut voir encore
aujourd'hui datent de la reconstruction de l'ensemble monastique qui fut
entreprise aux 17ème et 18ème siècle, par la congrégation
de St Maur à laquelle l'Abbaye d'Aniane s'était affiliée
en 1633
Du 18ème au 20ème
En 1721, le gel détruit toute l'agriculture de la région,
seules prospèrent les tanneries très nombreuses jusqu'à
la fin du 19ème (qui ont cessé toute activité début
20ème)
Les remparts sont en partie démolis. Aniane s'étend hors
des murs en 1776. Les derniers pans de murailles s'écroulent et
le village s'étend au delà du ruisseau.
Anio devenu Corbières, forme le faubourg Régagnas (Reg agnas
= Ruisseau des agneaux).
La ville compte 2000 habitants. La question de l'eau est règlée
par la construction de plusieurs fontaines.
La maison commune trop vétuste, on décide de construire
un Hôtel de Ville au-dessus du marché communal.
Des écoles sont créées, la liaison postale Aniane
- Montpellier est assurée deux fois par semaine.
Malgré ces progrès, les conditions de vie restent précaires,
les relations entre l'Abbaye et la communauté d'Aniane sont assez
tendues. Le nombre des moines s'est réduit considérablement
et si quelques siècles plus tôt on dénombrait jusqu'à
300 moines, à la veille de la révolution il n'en reste que
16.
1789, la période révolutionnaire fut très marquée
à Aniane, avec ses partisans, ceux de la monarchie et du Clergé
; avec les partis noir et blanc très actifs.
L'Abbaye d'Aniane devient bien national en 1791. C'était la fin
de l'histoire millénaire d'une grande Abbaye qui devient une fillature
de draps, coton ...
Après sa faillite en 1843, l'état loue les bâtiments
en 1845, pour en faire une prison centrale de force et de correction.
Pour rassurer et protéger la population, la municipalité
construit une caserne pour héberger l'armée chargée
de surveiller les agissements des prisonniers et veiller à la sécurité
des Anianais. Ces prisonniers venant de Marseille et Toulon sont, nous
le pensons, les responsables des épidémies de choléra
qui frappèrent Aniane et la prison en 1849 avec 79 victimes. Mais
surtout en 1854 ou plus de 400 personnes périrent en 2 mois.
En 1885 , la centrale est désaffectée et devient une colonie
pour mineur délinquants. L'armée se retire d'Aniane. Le
ministère de la justice occupera les locaux de l'ancienne abbaye
jusqu'en 1994, fermeture officielle en 1998. Ce 20ème siècle
malgré les 2 guerres est un siècle de grandes transformations
pour Aniane.
L'ancienne caserne devenue l'école laique d'Aniane en 1904 est
complètement modernisée en 1999 / 2000.
En 1925, la cave coopérative Les Treilles, à l'initiative
des petits viticulteurs d'Aniane voit le jour et est toujous en activité.
L'huilerie coopérative et la distillerie ont cessé toute
activité en cette seconde moitié de siècle.
Malgré sa population qui s'accroit en partie grâce au vouveau
réseau routier, Aniane garde son charme et son caractère
villageois Languedocien, sa qualité de vie