EGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE dite "DES PENITENTS"

L'Eglise Saint-Jean-Baptiste dite "Des Pénitents", du fait qu'elle abrita du XIXème au XXème siècle une confrérie de pénitents blancs, est l'ancienne Eglise paroissiale dont l'emplacement fut choisi par Saint-Benoit lui-même. Cette église forme un ensemble architectural composite où l'on peut déceler plusieurs styles et modes de construction pratiqués depuis le haut moyen-âge.

C'est ainsi qu'à l'extérieur, dans la partie droite du mur occidental, on peut découvrir en observant attentivement, la présence d'une fenêtre pré-romane obstruée, incluse dans une ancienne muraille qui pourrait représenter un vestige de l'époque Carolingienne. Ajoutons qu'il ne faut pas confondre cette petite fenêtre assez peu visible avec une arcature très apparente et plus large, aveugle elle aussi, que l'on voit sur le mur latéral orienté vers le sud.

La porte principale de style Louis XVI se trouve à la droite du chevet de l'Eglise. Construite dans un matériau friable, elle est très dégradée par les intempéries.

Le clocher qui est également la tour d'horloge, s'inscrit dans l'harmonie du regroupement des vieux toits et rassemble, dans la partie la plus excentrée de la ville qui est aussi la plus basse, toutes les lignes de convergence du tissu urbain d'Aniane.

A l'intérieur de l'Eglise, la nef qui possède un seul bas côté formant déambulatoire et seulement deux chapelles sur le côté nord, se prolonge par le choeur dont la voûte nervurée prend naissance à la partie extérieure d'un belle rosace incluse dans une clé annulaire. Cet élément architectural où l'on remarque un lierne et deux tiercerons est caractéristique du style gothique flamboyant de la dernière époque qui demeura en usage jusqu'au XVIème siècle.

Des restaurations ont eu lieu en effet après 1562, année où se déroula l'acte de guerre le plus meurtrier et le plus dévastateur que la ville eût à subir à la fin d'une incursion protestante conduite par Jacques de Crussol qui délégua, pour investir la ville, son lieutenant le baron d'Ambres de Voisins. Ces évènements se déroulèrent pendant les fêtes de Noël.

Aussi, la première clé de voûte en partant du choeur porte t-elle le nom des consuls et la date 1600 qui marqua certainement la fin des travaux de restauration. Sur l'autre croisée d'ogives, on distingue le compas, l'équerre et le feuillage qui composent l'emblème des compagnons charpentiers ayant participé aux travaux. Enfin, sur la dernière croisée au fond de la nef, on peut déchiffrer les figures héraldiques du blason de l'abbé commenditaire d'Aniane qui appartenait à la maison du Caylar.

 

 









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