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LA NATURE AUTOUR D'ANIANE
LA GARRIGUE
GEOLOGIE DE LA GARRIGUE
Voici 200 millions d'années environ , le sud de la France connaît
une période géologique importante que l'on appelle l'invasion
marine de l'ère secondaire. La mer s'installe sur une grande partie
du Languedoc Roussillon et de la Provence. Elle va déposer en 90
millions d'années environ des couches succéssivens de calcaire,
de grande épaisseur (jusqu'à 1500 mètres). Elles
donneront naissance aux divers causses et plateaux de la garrigue de nos
régions, qui s'étagent entre 200 et 800 mètres d'altitude.
Cet empilement est visible partout, avec ces roches blanches ou légèrement
patinées en gris qui affleurent entre une végétation
rase. Ces dépôts sont issus principalement de coquilles d'invertébrés
vivant dans l'eau (avec également des sédiments apportés
par les rivières. ) On retrouve ainsi des débris d'organismes
tels que les rudistes, les nérinées, les coraux... mais
aussi des crinoîdes, des lamellibranches, des foraminifères...
Ces masses de calcaires laissées par cette mer de l'ère
secondaire forment ainsi l'ossature des garrigues du Midi.
FAUNE ET FLORE DE LA GARRIGUE
En France, sur un total de 4500 espèces de plantes vasculaires
(plantes à fleurs fougères), plus des deux tiers sont présentes
dans le pourtour méditerranéen. La richessse de ce patrimoine
végétal est liée au climat, à la géographie,
à l'histoire du Languedoc-Roussillon et de la Provence, et en particulier
à leurs statuts de "zone refuge" pour la flore lors des
grandes glaciations quaternaires. La garrigue abrite ainsi quantité
de plantes qui affectionnent les milieux dits "ouverts"
On ne peut évidemment pas citer toutes les espèces végétales,
les plus représentatives étant peut-être celles que
l'imagerie populaire a attribué à la garrigue : les plantes
aromatiques, les arbustes épineux...
A côté de cette flore, bon nombre d'animaux apprécient
particulièrement les espaces clairsemés de la garrigue :
le perdrix rouge, le lapin, certains rapaces ( le faucon crécerelle
ou le rare ciraète jean-le-blanc) qui ont tout loisir, dans ces
lieux ouverts, de fondre sur les mulots et autres lézards. Il y
a bien d'autres espèces, plus ou moins emblématiques, comme
la couleuvre de Montpellier, le scorpion occitant ou la fameuse cigale....
Ref : "Trésors retrouvés de la Garrigue"
de Hubert Delobette et Alice Dorques
+ d'infos : http://www.saint-guilhem-le-desert.com
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